Je suis tombé sur un article de la Dépêche en 2005 qui reprend les principaux éléments de la naissance d'Aerofund I et ses principes.
L'officialisation date de juillet 2005
: Aerofund s'inscrit dans un dispositif national de 5 fonds
thématiques. L'idée est de favoriser le montage de fonds privés pour
soutenir les fonds propres de PMI françaises de bon niveau technologique
et dont la taille critique permet une compétitivité à l'échelle
européenne et mondiale. Dans le cas d'Aerofund, la cible est bien
identifiée : il s'agit d'accompagner les PMI sous-traitantes de rang 1. Combien
d'entreprise ont été aidé depuis cette date ? Les arbitrages d'Aerofund
repondent ils uniquement aux intérêts des grands donneurs d'ordre?
Le gestionnaire : ACE MANAGEMENT
Le montage financier de ce nouveau FCPR et sa gestion ont été confiés à la société parisienne ACE Management,
créée en 1993. Cette société a aujourd'hui sous gestion 7 fonds, parmi
lesquels Aerofund et un autre fonds thématique, le fonds Sécurité (avec Thalès en janvier 2005), portant sur la sécurité informatique, la sécurisation des transports et des personnes et la sûreté industrielle.
Thierry
Letailleur, directeur général d'ACE Management: "Des synergies entre
les deux fonds sont d'ailleurs envisageables, permettant des montages
financiers plus intéressants pour les entreprises [...] Ce fonds a
également pour objectif de favoriser des montages financiers complexes,
en servant de levier pour d'autres investisseurs [...] En intervenant en
partenariat avec d'autres investisseurs, l'objectif est de pouvoir
monter des opérations de grande envergure pouvant aller jusqu'à 30 M
euros".
Les souscripteurs :
Les premières souscriptions, émanant de la Caisse des Dépôts, de Safran et d'EADS, portent sur 30 M euros. La région Aquitaine entérine sa participation au Fonds. L'objectif
d'ACE Management est d'obtenir un tour de table entre 50 et 75 M euros
d'ici fin 2006. Nous reviendrons plus en détail sur les souscripteurs
prochainement.
Vocation régionale d'Aerofund ?
L'accompagnement
d'Aerofund dans chaque dossier pourra aller jusqu'à 5 M euros.
L'objectif global est donc d'accompagner entre 10 et 15 dossiers, avec
un engagement de 60% du fonds dans l'accompagnement d'opérations sur les
territoires de l'Aerospace Valley (Aquitaine et Midi-Pyrénées).A ce
titre, Aerofund s'inscrit à la fois dans le dispositif global d'Ader 2, plan Etat-Région Midi-Pyrénées. C'est
dans ce sens que les deux conseils régionaux d'Aquitaine et de
Midi-Pyrénées ont décidé de s'engager dans le montage financier du
fonds, à hauteur de 1 M euros chacun. Des négociations sont également en
cours avec de gros investisseurs institutionnels pour boucler le
montage.
Conventions avec des organismes financiers du Sud-OuestLa mise en oeuvre de mécanismes de co-investissement avec des fonds régionaux est ainsi à l'étude.
La signature de plusieurs conventions serait ainsi prévue avec le groupe IRDI, Midi Capital (Caisse d'Epargne Midi-Pyrénées) et Galia (Caisse d'Epargne Aquitaine).
Premier investissement en Aquitaine : Groupe PIB
Aerofund vient d'annoncer un premier investissement de 1,5 M euros auprès du holding PIB (dirigée par Pierre Prieux, ex-numéro 2 de Matra). Cette société chapeaute 5 PMI aquitaines. L'engagement aux côtés d'Aerofund, de deux autres fonds, Financière de Brienne (gestionnaire ACE MANAGEMENT) et Advance Capital Europe doit permettre à PIB de lever globalement 7 M euros.
L' enjeu est d'accompagner 12 à 15 opérations de consolidation de fonds propres de sous-traitants de rang 1, dont 60% dans le Sud-Ouest.
La
vraie question est de savoir pourquoi la gestion de ce fonds a été
confiée à ACE MANAGEMENT ? Quel poids la sphère publique accorde t il à
cet outil de financement ? Dès sa création, l'Etat reconnait l'utilité
centrale de ce dispositif (voir Les mesures de protection des entreprises stratégiques).
Dans le rapport "les outils de la politique industrielle" de mai 2005, les députés décrivaient le poids d'Aerofund : "Le dispositif vise en priorité les entreprises qui se développent dans quinze secteurs identifiés comme stratégiques par l'État et protégés d'ailleurs par une illusoire et contreproductive confidentialité... Cinq fonds ont été sélectionnés" dont Aerofund (sous-traitance aéronautique) et Sécurité (sécurité globale) avec Thalès. "Dans le domaine de la défense, c'est le groupe de Brienne (société de capital investissement) qui fera office de cinquième fonds. Ces cinq fonds ont accepté que la Caisse des Dépôts, qui jouera un rôle de fédérateur, et le groupe de Brienne soient actionnaires minoritaires"
Dans le rapport "les outils de la politique industrielle" de mai 2005, les députés décrivaient le poids d'Aerofund : "Le dispositif vise en priorité les entreprises qui se développent dans quinze secteurs identifiés comme stratégiques par l'État et protégés d'ailleurs par une illusoire et contreproductive confidentialité... Cinq fonds ont été sélectionnés" dont Aerofund (sous-traitance aéronautique) et Sécurité (sécurité globale) avec Thalès. "Dans le domaine de la défense, c'est le groupe de Brienne (société de capital investissement) qui fera office de cinquième fonds. Ces cinq fonds ont accepté que la Caisse des Dépôts, qui jouera un rôle de fédérateur, et le groupe de Brienne soient actionnaires minoritaires"
Les députés pointaient la limite de ce dispositif validé par le ministère de l'économie et des finances, l'Autorité des marchés financiers et la Commission européenne. "L'État
français ne pourra rien imposer. Ce serait contraire aux règles
financières. Les sociétés de gestion seront libres de soutenir telle ou
telle entreprise, l'État se bornant à faire des recommandations... Le
dispositif est encore timide..." En clair, les gestionnaires de fonds (ACE Management) agissent à leur guise et à celle des souscripteurs.
INSIDE AEROFUND
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